Se sortir d'un problème avec l'alcool.

Problème d'alcool?

Le site "ProblèmeAlcool.com"

  Sur ce site, je ne vais pas vous raconter le problème que j'ai eu avec l'alcool, c'est vieux maintenant et je n'y pense plus. Mais je vais plutôt vous parler du problème alcool en général. L'alcoolisme n'est certainement pas une fatalité, on peut très bien s'en sortir, même après des dizaines d'années. Cela ne sera pas facile, de plus il n'existe pas de solution miracle. C'est pour cela que ce site n'est qu'une feuille de route pour vous aidez à éviter les erreurs que j'ai commis pour m'en sortir. Entre le jour où j'ai reconnu mon alcoolisme et mon abstinence totale, il s'est passé pratiquement trois ans; En sachant ce que je sais maintenant, cela aurait était beaucoup plus rapide. Je vais paraître dur à des moments, mais il y a des choses à bien intégrés. Ce site s'adresse autant aux personnes ayant un problème avec l'alcool, qu'a leurs entourages.

Alcoolisme == maladie?

  Oui, l'alcoolisme est bien une maladie. Pas une maladie que l'on attrape comme une grippe ou autre, mais une maladie que l'on se créait. Malheureusement, c'est une maladie dont l'on ne guérit pas. Le traitement est simple, mais à vie: l'abstinence. Plus une goutte d'alcool ne doit pénétrait votre bouche. Comme avec un cancer, vous serait en rémission. Mais n'ayez pas peur, moi je le vis très bien.

Suis-je alcoolique?

  Le simple fait de vous poser la question laisse à penser que oui. Ce n'est pas la quantité qui fait l'alcoolique, mais la régularité et le besoin de boire. Un petit apéritif avant les repas, ainsi qu'un verre de vin à table...je peux vous assurer que tôt ou tard, cela sera deux verres puis trois.
  Votre entourage commence à vous faire des reproches et vous les envoyez balader? C'est aussi un signe.
  De toutes façons, au fond de vous, vous le savez, mais le reconnaître, ça c'est impossible. Quel échec! C'est pas moi l'alcoolo. C'est l'autre, et cela sera toujours l'autre. Moi, je bois normalement. Et puis un jour commencent les dégâts collatéraux, lié à l'alcool: divorce, perte d'emploi...

Mon entourage voit-il mon problème avec l'alcool?

  Peut être pas dans un premier temps. Mais très vite, ils s'en rendront compte: votre comportement, votre caractère, vos centres d'intérêts ...changent. Et puis il y un truc qui ne trompe pas: l'odeur. Saoul, vous sentirez l'alcool, sobre, votre transpiration pue, oui vous puez et aucun parfum au monde ne le cachera. Et là quand je parle d'entourage, c'est votre famille, vos amis, vos collègues, votre patron qui seront incommodés par cette odeur. Mise à part votre famille, très peu vous feront de reproche. Mais entre eux...
  Sachez que vous pouvez cacher vos bouteilles, mais pas votre alcoolisme.

Les différents types d'alcoolismes.

  Il n'y a pas différents types d'alcoolisme, mais il y différentes façons de vivre son alcoolisme. Sachez d'abord que l'alcool n'est pas sexiste, il y a autant de femme que d'homme concerné par ce problème d'alcool.
  - Il y a l'alcoolique "dodo-boulot-bar-boulot-bar-dodo" voir "dodo-bar-dodo". Généralement, ce sont des hommes souvent seuls qui sont affectés par cette forme d'alcoolisme. Malheureusement, ils se retrouve entre eux et leurs vie ne tourne qu'autour de l'alcool, et il est très difficile de leurs faire prendre conscience de leurs problème avec l'alcool. Et même s'ils en prennent conscience, ils s'en fiche royalement.
  - L'alcoolique solitaire ou caché. C'est souvent la forme féminine de alcoolisme. L'alcoolique sait qu'il a un problème. Mais il ne sais pas, n'arrive pas à s'en sortir. La honte le gagne, mais en parler est trop dur. Il cache ses bouteilles (mais pas son alcoolisme), boit quasiment en permanence, met sa vie sociale de coté.
  - L'alcoolisme existe sous d'autre formes et j'aurais l'occasion d'y écrire un peu dessus une autre fois. Je veux d'abord passer au chapitre suivant "S'en sortir".

Se sortir du problème d'alcool. L'abstinence.

  Vous avez décidé de régler votre problème avec l'alcool. C'est très bien, mais comment faire? Il existe plusieurs possibilités. Avec chacune de ces possibilités, des personnes alcooliques s'en sont sortie. Mais d'abord, voyons quels sont les problèmes que vous allez rencontrer. Que vous le vouliez ou non, sortir de l'alcool, passe par un sevrage qui sera plus ou moins long. Vous allez être en manque. D'abord un manque physique, qui dure environ six à dix jour, puis ce sera le manque psychologique, dont la durée varie selon les personnes, et malheureusement, cela peut-être assez long. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Se faire aider.

  Vous voulez essayer de réduire votre consommation tout les jours afin d'arriver à une consommation zéro? Je peux vous assurer que vous n'y arriverai pas. A un moment ou un autre, vous flancherez.
  Vous pouvez toujours essayer de vous sortir seul de ce problème d'alcool. Beaucoup ont essayé, mais très peu ont réussi et là, vous n'êtes pas plus fort que les autres. Cela va, très certainement, être une succession de sevrage et de rechute. Chaque sevrage est une souffrance, et chaque rechute un sentiment d'impuissance.
  Je vous ai écris, plus haut, que l'alcoolisme est une maladie, mais sachez que c'est une maladie reconnue par la Sécurité Sociale, donc prise en charge. Des médecins alcoologues existent, ainsi que des cliniques spécialisées. Sachez que l'aide médicale est la solution que je préconise. Vous allez me dire: et les associations d'entraide?
  Dans votre département, il existe, très probablement, plusieurs associations d'entraide. De nombreuses personnes alcooliques s'en sont sortie grâce à eux. Alors si vous décidez d'essayer de vous en sortir avec leurs aides, n'hésitez pas, mais cela n'exclue la possibilité d'une prise en charge médicale. D'ailleurs, les associations sont souvent en contact avec les cliniques spécialisées, ainsi qu'avec les alcoologues, ils sauront vous orienter en cas de besoin. Il existe, comme je vous l'ai dit, plusieurs groupes ou associations d'entraide dans votre département, allez à une ou plusieurs réunions de chaque groupe, et choisissez celle où vous vous sentez le mieux.

La prise en charge médicale directe.

  Avant toute démarche médicale, il faut que vous ayez accepté votre état d'alcoolique, parce qu'il faut que ce soit un acte volontaire et non contraint.
  Soit vous consultez directement un alcoologue, soit vous passez par votre médecin de famille. Il vous sera très probablement proposé un cure de sevrage, en ambulatoire (vous rentrez chez vous le soir, mais je le déconseille) ou hospitalisation qui aura une durée minimum d'un mois. Oui, mais que va dire mon patron, mes amis...Vous vous en foutez. C'est pour vous que vous le faites et pour personne d'autre. Vous étiez égoïste dans l'alcool, alors soyez le encore un peu, dans votre sevrage. D'ailleurs, il est très probable que votre patron soit heureux de retrouver quelqu'un de responsable, à l'issu de la cure. N'oubliez pas qu'il sait que vous êtes un alcoolo.
  La cure: Les dix premiers jours, vous allez en bavez, mais c'est le prix à payer. Le sevrage physique apporte une souffrance corporelle ( nausée, tremblement, perte du sommeil...), qui sera diminué par un traitement prescrit par l'alcoologue. Le sevrage physique est quasiment le même pour toute personne alcoolique. Puis vient un sevrage psychologique, qui sera propre à chaque personne. En cure, très souvent un psychiatre est présent ( l'alcoologue est peut être lui même psychiatre) n'hésitez à avoir recours à lui. Un petit conseil: ne chercher pas à connaître, à ce stade, les raisons de votre alcoolisme. Seul compte, votre abstinence.
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